Focus sur notre acupunctrice: Anne May


Qui suis-je?


Dès l’enfance, j’ai su que je voulais travailler dans la santé – sans doute influencée par mes parents, tous deux médecins. Sensible autant à la douleur physique qu’à la douleur psychique, j’ai longtemps hésité entre biologie et psychologie, pour opter finalement pour la biologie et la recherche.

...

Mais, je me suis vite trouvée en décalage avec ce choix...


Pourquoi faire le choix de l'acupuncture?

Je pratique l’acupuncture, l’une des disciplines de la médecine chinoise, qui consiste à insérer des aiguilles fines en des points précis du corps pour rétablir la santé et l’équilibre physique et psychique du patient.


"En recherche, on est très loin du patient, et le principe de se concentrer et d’isoler en laboratoire des éléments microscopement petits est aux antipodes d’une approche globale de l’humain."



Ma trajectoire professionnelle a donc bifurqué pour se concentrer sur la communication scientifique, avec le souhait de faire des ponts entre la science et la société.

À quarante ans, le temps était venu de revenir à mon objectif initial. La médecine chinoise s’est alors imposée, parce qu’elle s’intéresse à l’humain dans son entier, sans faire de clivage entre le mental et le physique. La médecine chinoise considère que chaque organe physique est lié à une émotion.


Une émotion trop forte va affecter l’organe, et des dysfonctionnements organiques vont avoir une influence sur les émotions.


Tout se tient.


Pourquoi avoir recours à l'acupuncture?

Cette médecine est efficace et reconnue pour une multitude d’affections physiques et mentales.

Dans la pratique, de nombreuses personnes se tournent vers l'acupuncture comme « dernier recours » à des problèmes médicaux complexes face auxquels la médecine occidentale est démunie.


La physiologie proposée par la médecine chinoise permet de faire des liens entre des symptômes qu’on ne ferait pas en médecine occidentale et ce regard nouveau ouvre souvent des possibilités thérapeutiques qui n’avaient pas été envisagées jusque-là. C’est porteur de sens et cela permet souvent de débloquer une situation et de progresser vers la guérison.


Dans plusieurs pays occidentaux, l’acupuncture fait désormais partie intégrante du système de santé.


On la trouve à l’hôpital, dans les services d’urgence, dans les centres de réhabilitation ou ceux de rééducation. Les formations font parties des cursus des hautes écoles ou universitaires, alors qu’en Suisse on ne peut se former qu’à temps partiel.

On est très loin d’en être là en Suisse et c’est regrettable car je suis convaincue que seule une médecine intégrative, qui s’enrichit de toutes les traditions, permettra de faire progresser les soins et la santé mentale et physique.

Anne May Acupunctrice


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